Neurofeedback : un nouvel espoir de traitement contre la dépression ?

Des études tendent à prouver l’efficacité d’un nouveau traitement de l’anxiété et la dépression. Une nouvelle importante lorsque l’on sait que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité au niveau mondial.

Il existe des études montrant que l’entraînement émotionnel du cerveau pourrait en fait aider à améliorer les niveaux de stress et à rendre une personne plus à l’aise et plus détendue.

L’anxiété et le stress sont parmi les plus grands problèmes auxquels nous sommes confrontés dans le mode de vie très rapide dans lequel nous vivons. L’anxiété et le stress causent et aggravent de nombreuses maladies chroniques.

C’est pourquoi l’anxiété et la dépression sont les causes de nombreux décès, autres que par suicide.

Selon dépression.org, on estime qu’en France une personne sur 5 a eu ou aura une dépression durant sa vie.

D’où l’importance de savoir comment agir.

L’entraînement émotionnel du cerveau est une thérapie cognitive qui permet au cerveau de répondre aux stimuli, positivement et sainement, sans déclencher l’anxiété. Habituellement, les techniques de relaxation sont utilisées pour atténuer les crises d’anxiété et les moments de dépression.

Comment l’entraînement cérébral permet-il d’obtenir de tels résultats ?

Ceux qui souffrent d’anxiété-dépression et d’autres problèmes de comportement ont un manque de régulation cérébrale. L’entraînement cérébral vise à utiliser le neurofeedback comme stratégie pour aider à apprendre ou à changer les schémas d’ondes cérébrales. Le cerveau est observé et le modèle de l’activité cérébrale est présenté au patient. Le Neurofeedback vise l’autorégulation du cerveau.

L’entraînement ou neurofeedback (aussi appelé neurothérapie) commence par l’entretien avec le patient et l’activité cérébrale initiale. Cela aiderait le thérapeute à identifier les activités positives et négatives pour le patient qui seraient utilisées pour les séances suivantes.

Les ondes sont mesurées ou enregistrées par l’électroencéphalogramme ou EEG. Des capteurs sont attachés au cuir chevelu pour surveiller l’activité cérébrale. Finalement, les signaux sont filtrés et le feedback peut être vu sur un écran et peut être entendu à travers des écouteurs ou des haut-parleurs.

Dans les séances de neurofeedback, l’état dans lequel l’esprit est le plus calme est déterminé. Un coaching cohérent aiderait la personne à recréer cet état et éventuellement à l’utiliser pour diminuer son anxiété ou sa dépression. Ces séances aideraient également une personne à pratiquer de façon constante et à renforcer ces schémas calmants.

Le nombre de séances d’entraînement cérébral ou de neurothérapie dépend également de la complexité des symptômes et de la sensibilité du patient. Chaque séance dure habituellement de 30 minutes à une heure et demie. La session entière n’est pas dédiée au neurofeedbacking. Une grande partie du temps est consacrée à des exercices et des pratiques sur la façon de soulager le cerveau de ses activités négatives.

Il est important de savoir également qu’aucun protocole n’a encore été validé, ce qui rend les sessions de neurofeedback très différentes en fonction du professionnel qui l’utilise. Cette absence de protocole est décriée dans le milieu scientifique, car de ce fait, il est difficile de valider l’efficacité de cette méthode scientifiquement.

Le Neurofeedback n’est pas seulement utilisé par ceux qui souffrent d’anxiété et de dépression, mais aussi par ceux qui ont vécu des traumatismes émotionnels, des autistes et des enfants qui souffrent de troubles d’apprentissage. Cela pourrait également améliorer considérablement les interactions sociales.

Contrairement aux médicaments contre l’anxiété et la dépression, le neurofeedback est peu susceptible de produire des effets secondaires. Il est également peu probable que l’anxiété et la dépression reviennent après l’arrêt du traitement. Cependant, le neurofeedback, l’entraînement cérébral et les séances de coaching ne remplacent pas la prise de médicaments. Les experts recommandent d’obtenir l’approbation du médecin avant d’arrêter tout type de médicament.

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